Profitant de mon
précédent article, je vais laisser parler mon cœur de beauf dans celui-ci. De toute façon, je ne suis pas
« in » comme bonhomme. Je suis un rustique des villes. Un truc assez improbable. Etant une sorte de bulots de mes propres convictions, je reste accroché à mes engagements, même quand le
vent tourne. Ceci explique sûrement pourquoi je n’ai pas encore de rolex à presque 30 ans. J’ai le malheur d’être fidèle, comme garçon. Je le suis dans tous les domaines, sauf cas de trahison (je
ne suis pas maso non plus). Je le suis donc aussi en football. Supporter de l’OL convaincu depuis la fin de mes années d’école primaire, je vibre au rythme du club lyonnais. Le pire, c’est que je
suis le seul footix de ma famille, mon père n’aimant que l’ovalie et ma mère la vaisselle (championne Rhône-Alpes de récurage de casserole en inox). Le sport de prédilection de ma sœur était de me
pourrir la vie (tout du moins à cette époque antédiluvienne). Loin d’être un footix extrémiste, j’aime bien le tennis et les sports de combats. Et voilà, je digresse encore… Revenons-en à nos
moutons.
Il est donc temps de faire un petit bilan sur la pré-saison et la préparation de l’OL, pour la saison 2009-2010. Je dois avouer que, après que le club de JMA ait écrasé tous les records de
l’ASSE, l’OM et autres, je commençais à être sevré niveau ballon rond. Je suis donc content que Lyon reprenne le championnat avec le défi de reconquérir son titre. Ainsi, j’ai, comme tous les
supporters lyonnais, suivi attentivement le mercato estival et les matchs de préparation de l’OL.
Pour faire court, l’OL est le club qui a été le plus présent (malgré une fébrilité étonnante lors du premier mois de la trève), en France, sur le marché des transferts. Les départs remarqués de
Benzema et Juninho, comme les arrivées de Lopez, Bastos, Cissokho et Gomis, font que l’on va avoir une équipe « newlook ». Point positif, le club a été actif et on voit se dessiner une
réelle volonté de récupérer le titre. Point négatif, je trouve que l’achat des joueurs a couté beaucoup d’argent, trop même. J’ai du mal à croire que Bastos, Cissokho et Gomis valent vraiment 45
millions d’euros à eux trois. Tout comme j’ai du mal à croire que Lopez en vaut 24. Espérons que le fantôme de Kader Keita ne trainera pas du coté de Gerland, pour hanter les nouvelles recrues.
Espérons que les petits nouveaux seront à hauteur de l’investissement. Enfin, laissons au staff lyonnais le bénéfice du doute. D’autant que sur le papier, l’équipe a de la gueule. Après, le foot,
c’est comme la mayonnaise. Il faut que la sauce prenne. On pourra faire un premier bilan après le tour préliminaire de la ligue des champions. Soyons donc optimistes !
Une page se tourne du coté de Tola Vologe. Nous avons toutes les raisons de nous réjouir. Sauf qu’il y a une zone d’ombre à ce concert de louanges. Les résultats en amical de l’OL de cet été ne
sont pas rassurants. A titre d’exemple, l’élimination prématurée en Peace Cup et la défaite contre le FC Séville, sans parler du nul face au promus lensois. Certes l’équipe est en reconstruction,
mais est-ce une raison pour ne pas voir le manque de fluidité et efficacité collective lors de cette préparation ? Toujours est-il qu’en foot, l’essentiel est de gagner les matchs qui
comptent. On s’en fout de ne pas être champion de France des matchs amicaux. J’espère juste que l’on retrouvera notre hégémonie footballistique. En fait, j’en suis quasi sûr. Il n’y a qu’à voir
ce qu’il s’est passé chez nos rivaux. Bordeaux a la même équipe, à quelques réajustements prêts et nous assurera qu’ils ne jouent pas le titre. L’OM a recruté des chèvres dont personne ne veut et
des indésirables foutus dehors par leurs clubs (ex : Heinze ou Morientes). Vous me direz, en temps de crise, il y a bien des gens qui fouillent les poubelles des supermarchés pour trouver de
la bouffe. Il faut croire que Marseille souffre gravement de la crise. Pour la 17ème année consécutive, ils seront persuadés que ce championnat-là sera le leur. J’aime beaucoup le
comique marseillais. Quant au PSG, il continue dans le recrutement gériatrique et les choix improbables (ex : un Coupet plus cuit que les tartes à ma mémé). Je suivrai avec attention le
classement de nos voisins stéphanois. Vont-ils encore faire les malins et encore retomber dans le ravin de la ligue 2 ? Ca, même madame Irma ne le sait pas !
Au cas où la France du foot en douterait encore, il n’y a aujourd’hui qu’un grand club en Ligue 1. Voilà dix ans que l’OL façonne le championnat de France et que les autres essaient de suivre.
L’année dernière n’était qu’un faux pas.
Moi, chauvin ? Non, juste lucide.
Allez, vu que je suis un mec généreux, je vais partager avec vous mes deux plus grands orgasmes footballistiques. Pour mémoire, voici deux des plus beaux coups francs jamais tirés dans l’histoire
du sport roi. Rien que pour ce genre de chef-d’œuvre, je continuerai à pleurer Juninho, jusqu’à ce qu’il revienne dans la capitale des Gaules :
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